lundi 15 juin 2020














Série "La tragédie de juin 40"
Cette fois encore, 1940 ne reproduit pas 1914-1918. En quelques semaines, les Allemands font 1850000 prisonniers dans les armées françaises qu'ils ont prises en tenaille mais aussi dans les  territoires qu'ils occupent à la vitesse du raid: les gardiens des villes et des forteresses s'y livrent sans coup férir, sur l'ordre de leurs chefs qui, de surcroît, leur font parfois promettre de ne pas se rendre.
La majorité des captures ont eu lieu après l'annonce de la demande d'armistice par le maréchal Pétain. Ceux qui ont alors été faits prisonniers, qu'ils aient combattu jusqu'au bout ou qu'ils se soient livrés, avaient des raisons d'espérer être libéré rapidement, une fois l'armistice signé.
Ce n'est pas ce qui s'est produit. Les Allemands, d'abord débordés par l'ampleur de leurs prises, n'ont pas voulu y renoncer. Ils ont d'abord parqué dans de vastes espaces les captifs, leur faisant aménager rapidement une cinquantaine de Frontstalags. Le nouveau régime de Pétain, de son côté, a mis en place des structures administratives chargées de négocier avec les occupants en la matière. Les libérations seront assez rares. Fin 1940 début 1941, 1500000 Français auront passé la frontière. Ils seront pour longtemps maintenus dans une situation d’attente, et sauf pour ceux d'entre eux qui étaient officiers, d'exploitation.
Ne resteront en France que les soldats coloniaux qui fixaient tellement la colère et l'angoisse des Allemands que de 1000 à 3000 d'entre eux avaient fini massacrés avant même le 24 juin. Des Frontstalags seront maintenus pour eux dont le régime de Vichy acceptera plus tard de prendre en charge la surveillance: les tirailleurs sénégalais venus porter aide à la France coloniale se retrouveront avec leurs officiers blancs devenus leurs geôliers !
Ce retournement indigne sera évidemment passé sous silence. En revanche, le prisonnier d'Allemagne deviendra une figure essentielle de la propagande de Vichy. Il prendra la figure du martyr dont le sacrifice contribue plus que tout autre à la régénération d'une France qui a trop joui et qui doit expier.
C'est une des raisons pour lesquelles, après la Libération, la mémoire du prisonnier se retrouvera recouverte par celle, plus valorisante, du résistant. Il est temps de lui redonner une place plus juste.
Exposition Comme en 40, du 17 septembre 2020 au 10 janvier 2021, au Musée de l'Armée à Paris. Cette exposition a pour ambition de mettre en lumière l’ensemble de la situation française, tant des points de vue militaires, politique, stratégique, économique, qu’idéologique, sociaux et culturels. Elle sera divisée en deux grandes parties, la France en guerre, ainsi que la    défaite française et la poursuite des combats par la France libre et la résistance.
Bibliographie
La captivité de guerre au XXe siècle. Des archives, des histoires, des mémoires de Anne-Marie Pathé et Fabien Théofilakis (Armand Colin / Ministère de la Défense)
Archives d'une captivité, 1939-1945  - L'évasion littéraire du capitaine Mongrédien de Anne-Marie Pathé, Fabien Théofilakis et Yann Potin (Textuel)
Les prisonniers de guerre allemands. France 1944-1949 de Fabien Théofilakis (Fayard)
Prisonniers de guerre "indigènes". Visages oubliés de la France occupée de Armelle Mabon (La Découverte)
Une   saison   noire.   Les   massacres   des   tirailleurs  sénégalais,  mai-juin  1940 de Raffael   Scheck (Tallandier)
Lettres à Sonia (1939-1943) de Raymond Guérin (Gallimard)
Prisonnier de guerre, 1939-1943 de François Garnier (Presses Universitaires de Rennes)
Lettres de Poméranie. 1940-1945 deGeorges Hyvernaud (Claire Paulhan)

jeudi 23 avril 2020

ET PAR SAINT GEORGES VIVE LA CAVALERIE !

IL Y A 75 ANS...
23 avril 1945

LES DERNIERS JOURS DU CAMP DE ZEITHAIN

"L'histoire d'une nation se forge avec des hommes et des femmes courageux. Les récits de nos combats, des déportés, des résistants, des prisonniers victimes des circonstances nous font prendre conscience des souffrances d'une nation afin qu'elle conserve ses valeurs. Voici, parmi d’autres, une anecdote douloureuse  relative à un camp de prisonniers de la seconde guerre mondiale rapportée par le colonel JOLIVET, notre ancien président et président d'honneur de notre section."
le 4 octobre 1991


 "Nous sommes arrivés au camp de ZEITHAIN le 29 mars 1945, venant de BENNDORF, le château de la misère et de la faim. "




Mon père a d'abord été détenu au XIII A
à partir du 26 septembre 1940


 puis au IV D





à partir du 13 septembre 1941 





Nos débuts y furent des plus pénibles en raison du manque de ravitaillement. On sentait à divers indices que c'était vraiment pour nos gardiens le commencement de la fin. Pour les prisonniers russes du bloc voisin, c'était plus dramatique encore. Ces pauvres Russes étaient dans un état physique lamentable. Quand on leur offrait une cigarette, ce qui de notre part était vraiment un acte de charité, car il ne nous en restait pas beaucoup, ils avaient du mal à la fumer. Chez ces gens épuisés, la mortalité était très élevée. Tous les matins nous assistions à un défilé de cadavres qui n'avaient plus rien d'humain. Ils étaient portés sur des, civières et balancés dans une fosse commune sans autre forme de procès. Un jour j'en ai compté vingt-trois.




Nous étions parfois autorisés à une promenade le long des barbelés du camp. Nous en profitions pour faire ample provision de pissenlits, orties, et autres herbes moins nobles que nous utilisions ensuite au mieux pour confectionner diverses soupes ou salades. Certains se moquaient de nous et d'autres nous désapprouvaient ouvertement, prétendant que les lieux de nos cueillettes recouvraient les fosses où avaient été enterrés les prisonniers russes morts du typhus l'année précédente. C'était sans doute vrai. En tous cas, s'ils mangeaient les pissenlits par la racine, selon l'expression consacrée, nous étions très heureux de nous contenter des feuilles pour le moment. D'ailleurs, nous n'avions cure de ces propos pessimistes (ou envieux ?), car nous considérions avoir subi assez de vaccinations diverses depuis cinq ans, pour être immunisés contre toute maladie, contagieuse ou non, pendant plusieurs années encore. Et je me souviens qu'un jour, pour montrer à tous que nous n'avions pas peur, nous avons mangé des pissenlits en potage, en hors-d'œuvre, en ratatouille, en salade, et en dessert, lequel consistait en pissenlits braisés à la crème de rutabagas.



C'est alors qu'il se produisit un événement fabuleux qui bouleversa à point nommé le cours des choses. Nous vîmes en effet arriver au camp un beau matin un camion blanc qui nous parut gigantesque. Il portait les marques de la Croix Rouge suédoise. Ce camion providentiel contenait des tonnes de vivres de grande valeur nutritive sous un faible volume : lait concentré, confiture solide, fruits confits, chocolat, biscuits et bonbons vitaminés, rations de combat, le tout était agrémenté de cigarettes et de ... papier hygiénique ! II y avait aussi des produits en poudre que nous ne connaissions pas, en particulier du café soluble. Un comité « ad hoc » fut constitué sur le champ, avec pour mission d'assurer la répartition équitable de ces vivres, ce qui ne posa aucun problème. C'est probablement grâce à cette manne céleste que nous pûmes récupérer assez de forces pour surmonter les efforts qui nous attendaient par la suite. Je vais dire qu'en ce qui concerne le café il y eut quelques tâtonnements. Dans l'ignorance des choses, on en arrivait à des concentrations exagérées, causes de troubles plus ou moins graves…Il y eut aussi des accidents à la suite de l'absorption inconsidérée de ces aliments très concentrés. Etant donné la précarité de notre état physique, il fallait évidemment prendre certaines précautions, suivre le mode d'emploi et ne pas dépasser la dose prescrite. Sinon le résultat était déplorable : malaises, diarrhée, tachycardie, tremblements convulsifs, etc...




Et la vie quotidienne poursuivait son petit train-train : appel, soupe, appel, soupe et dodo




Le matin du 22 avril nous nous étions aperçus que nos gardiens étaient partis dans 

la nuit. Nous en avions déduit que les Russes ne devaient pas être loin. La

 première conséquence de ce départ fut que nous fîmes plus ample connaissance

 avec les prisonniers russes. Mais tout ce que nous pûmes en tirer se réduisit à des 

« Nie poniemaï » c'est-à-dire « moi y en a pas comprendre ». 





En second lieu, nous assistâmes à des scènes curieuses : certains prirent la place des sentinelles dans les miradors !... Enfin, ce qui me parut plus astucieux, une équipe s'empara de la cuisine et réussit à la faire fonctionner avec ce qui s'y trouvait encore, ce qui fait que nous eûmes le jus, la soupe et la bibine habituels.  


Quelle ne fut pas notre stupéfaction le lendemain vers 8 h du matin quand nous entendîmes nos guetteurs crier : « les voilà, les voilà, ils arrivent !... » Nous nous précipitons tous pour occuper les postes d'observation les meilleurs et nous découvrons un spectacle hallucinant Une nuée de cavaliers a surgi de l'horizon. Ce sont des cavaliers d'un autre âge, montés sur de petits chevaux rapides à crinière et à longue queue. Ils ont la lance au poing. Ils la tiennent horizontalement. Quand ils sont plus près, nous reconnaissons des faces de mongols avec des moustaches tombantes, coiffés d'un drôle de bonnet de fourrure sur le devant duquel on distingue une étoile rouge. Ces cavaliers sont accompagnés d'artilleurs qui prennent très rapidement position et mettent leurs pièces en batterie. Le Camp est submergé par les nombreux arrivants. Ils se rendent compte que nous ne représentons aucun intérêt pour eux. Malgré tout, leur « intendance » suit. Nous avons droit à une ration de mixture bizarre, à puiser dans un grand récipient, genre « roulante ». C'est l'intermédiaire entre le pot au feu et la choucroute. " Mais c'est quand même meilleur que la soupe de rutabagas. Les Russes ne s'attardent pas et ils poursuivent leur mission. De ce fait, nous avons l'impression d'être vraiment libérés. Aussi sortons-nous du camp au début de l'après-midi, sans but précis, histoire de voir un peu ce qui se passe dans les environs.

On nous sert une nouvelle ration de borchtch que nous avalons avec appétit. Notre sortie nous a donné faim. Vers 18 h un rassemblement est ordonné. Ce n'est pas un « appel ». Il s'agit de nous informer que pour ne pas gêner les opérations en cours, nous devons nous préparer à évacuer le camp d'un moment à l'autre et nous diriger sur GRÔDITZ, village situé à une dizaine de kilomètres au nord-est.






Nous atteignons sans encombre la route qu'empruntaient ces jours derniers les colonnes de réfugiés. Leurs impedimenta sont abandonnés. Nous nous livrons à un pillage en règle mais les Russes sont passés avant nous et il n'y a plus grand chose à récupérer. Nous apercevons non loin de là un village du nom de JAKOBSTAHL. Il y a là des tas immenses de sacs de 50 kilos et des montagnes de pains de sucre. Je remplis mon sac de sucre et comme la journée s'avance, je rentre au camp où je retrouve mes camarades qui sont tout fiers de me montrer le butin de l'expédition dont ils de grands hangars. Je pénètre avec quelques camarades à l'intérieur de l'un d'eux et nous tombons sur une réserve phénoménale de sucre. Il y a là des tas immenses de sacs de 50 kilos et des montagnes de pains de sucre. Je remplis mon sac de sucre et comme la journée s'avance, je rentre au camp où je retrouve mes camarades qui sont tout fiers de me montrer le butin de l'expédition dont ils ont fait partie de leur côté : deux canards et trois lapins «récupérés » dans une ferme. De quoi envisager avec optimisme nos prochains repas.



On nous sert une nouvelle ration de borchtch que nous avalons avec appétit. Notre sortie nous a donné faim. Vers 18 h un rassemblement est ordonné. Ce n'est pas un « appel ». Il s'agit de nous informer que pour ne pas gêner les opérations en cours, nous devons nous préparer à évacuer le camp d'un moment à l'autre et nous diriger sur GRÔDITZ, village situé à une dizaine de kilomètres au nord-est.

Nous nous mettons donc en devoir de réunir nos affaires d'autant plus rapidement que nos artilleurs russes du matin ont déjà commencé à tirer par-dessus le camp. Nous voyons ainsi en action pour la première fois les fameuses « orgues de Staline ». Sans doute pour ne pas être en reste, ceux d'en face eh font autant et notre camp est bombardé par leur artillerie. Un obus traverse même de part en part la baraque où je me trouve, heureusement sans éclater, mais cela suffit à me décider à partir sans emporter tout ce que j'avais prévu de prendre avec moi.


Nous sortons donc du camp et nous dirigeons en colonne de pagaille vers le bois voisin. Les combats ont l'air de s'intensifier. Nous voyons des fusées éclairantes, soutenues par des parachutes sans savoir à quel parti elles appartiennent.


Après trois heures de marche nous arrivons à CRÖDITZ vers minuit. La place du village est éclairée par les incendies. Dans un grand déploiement de forces, un général russe est arrivé au milieu de nous et nous a harangués d'une manière fort civile sans que nous comprenions un traître mot de son discours. Néanmoins il nous fut résumé sur le champ et il en ressortit que la glorieuse et invincible armée de libération du valeureux peuple russe était heureuse d'avoir pu nous soustraire à l'ignoble tyrannie du monstre nazi, mais que sa tâche n'était pas terminée et qu'elle devait poursuivre sa mission jusqu'à la victoire finale.



Et voilà pourquoi je ne laisse jamais passer la fête de la saint Georges chaque 23 avril depuis lors sans célébrer le souvenir de cette « libération » d'une manière ou d'une autre…


PREMIÈRE PARTIE



  











                                                                                                                                                       Ah ! Les enfants d'salauds.                     (sur l'air de Halli Hallo)    


                                  


mercredi 22 avril 2020

ET PAR SAINT GEORGES VIVE LA CAVALERIE !

23 avril 1945

LES DERNIERS JOURS DU CAMP DE ZEITHAIN

"L'histoire d'une nation se forge avec des hommes et des femmes courageux. Les récits de nos combats, des dépor­tés, des résistants, des prisonniers victimes des circonstances nous font prendre conscience des souffrances d'une nation afin qu'elle conserve ses valeurs. Voici, parmi d'au­tres, une anecdote dou­loureuse  relative à un camp de prisonniers de la seconde guerre mondiale rapportée par le colonel JOLIVET, notre ancien président et président d'honneur de notre sec­tion."
le 4 octobre 1991




INTRODUCTION 



    "Nous sommes arri­vés au camp de ZEI­THAIN le 29 mars 1945, venant de BENNDORF, le château de la misère et de la faim. "

 

 

Mon père a d'abord été détenu au XIII A
à partir du 26 septembre 1940


 puis au IV D





à partir du 13 septembre 1941 








"Nos débuts y furent des plus pénibles en raison du manque de ravitaillement. On sentait à divers indices que c'était vraiment pour nos gardiens le commencement de la fin. Pour les prisonniers russes du bloc voisin, c'était plus dramatique encore. Ces pauvres Russes étaient dans un état physique lamentable. Quand on leur offrait une cigarette, ce qui de notre part était vraiment un acte de charité, car il ne nous en restait pas beaucoup, ils avaient du mal à la fumer. Chez ces gens épuisés, la mortalité était très élevée. Tous les matins nous assistions à un défilé de cadavres qui n'avaient plus rien d'humain. Ils étaient portés sur des, civières et balancés dans une fosse commune sans autre forme de procès. Un jour j'en ai compté vingt-trois.



Nous étions parfois autorisés à une promenade le long des barbelés du camp. Nous en profitions pour faire ample provision de pissenlits, orties, et autres herbes moins nobles que nous utilisions ensuite au mieux pour confectionner diverses soupes ou salades. Certains se moquaient de nous et d'autres nous désapprouvaient ouvertement, prétendant que les lieux de nos cueillettes recouvraient les fosses où avaient été enterrés les prisonniers russes morts du typhus l'année précédente. C'était sans doute vrai. En tous cas, s'ils mangeaient les pissenlits par la racine, selon l'expression consacrée, nous étions très heureux de nous contenter des feuilles pour le moment. D'ailleurs, nous n'avions cure de ces propos pessimistes (ou envieux ?), car nous considérions avoir subi assez de vaccinations diverses depuis cinq ans, pour être immunisés contre toute maladie, contagieuse ou non, pendant plusieurs années encore. Et je me souviens qu'un jour, pour montrer à tous que nous n'avions pas peur, nous avons mangé des pissenlits en potage, en hors-d'œuvre, en ratatouille, en salade, et en dessert, lequel consistait en pissenlits braisés à la crème de rutabagas.



C'est alors qu'il se produisit un événement fabu­leux qui bouleversa à point nommé le cours des choses. Nous vîmes en effet arriver au camp un beau matin un camion blanc qui nous parut gigantesque. Il portait les marques de la Croix Rouge suédoise. Ce camion providentiel contenait des tonnes de vivres de grande valeur nutritive sous un faible volume : lait concentré, confiture solide, fruits confits, chocolat, biscuits et bonbons vitaminés, rations de combat, le tout était agrémenté de cigarettes et de ... papier hygiénique ! II y avait aussi des produits en poudre que nous ne connaissions pas, en particulier du café soluble. Un comité « ad hoc » fut constitué sur le champ, avec pour mission d'assurer la répartition équitable de ces vivres, ce qui ne posa aucun problème. C'est probablement grâce à cette manne céleste que nous pûmes récupérer assez de forces pour surmonter les efforts qui nous attendaient par la suite. Je vais dire qu'en ce qui concerne le café il y eut quelques tâtonnements. Dans l'ignorance des choses, on en arrivait à des concentrations exagérées, causes de troubles plus ou moins graves…Il y eut aussi des accidents à la suite de l'absorption inconsidérée de ces aliments très concentrés. Etant donné la précarité de notre état physique, il fallait évidemment prendre certaines précautions, suivre le mode d'emploi et ne pas dépasser la dose prescrite. Sinon le résultat était déplorable : malaises, diarrhée, tachycardie, tremblements convulsifs, etc...




Et la vie quotidienne poursuivait son petit train-train : appel, soupe, appel, soupe et dodo




Ce  23 avril, les cavaliers de l’armée de Terre fêtent leur saint patron : saint Georges. Héritière des troupes à cheval, l’arme de la cavalerie a beaucoup évolué depuis le IIIème siècle, mais son esprit et ses vertus sont restées les mêmes.

Le Culte de Saint Georges le légendaire tueur de dragons, tient plus de la légende que de l’histoire. Jeune officier de l’armée romaine, il s’est avéré être un vaillant soldat, toujours représenté à cheval et incarnant des vertus qui l’ont fait élire saint patron